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QUI SOMMES-NOUS

"NOTRE  HISTOIRE"

Nous sommes quatre femmes concernées par le désir d’enfant et par le deuil Périnatal.

Marie

« Depuis très longtemps j’ai eu cette envie de créer un espace pour toutes les femmes, les hommes ou les couples pour lesquels le désir d’enfant est un sujet douloureux ou difficile à vivre.

 

Je suis aujourd’hui la maman de deux garçons (le premier enfant biologique et le second adoptif). Et pour en arriver là, j’ai dû affronter un parcours tumultueux et difficile, long de 15 ans, en lien avec des pertes de grossesses, un fort désir d’enfant et un parcours de PMA (Procréation Médicalement Assistée).

J’ai dû également trouver de bons thérapeutes pour avancer sur mon chemin et me permettre aussi de retrouver de nouveaux projets et d’avoir de la joie dans ma vie.

 

Durant tout ce temps, j’ai ce souvenir d’exprimer à mon médecin gynécologue qu’il était dommage de ne pas avoir deux salles d’attentes différentes au sein de son cabinet dans lequel on prônait la vie. Une salle pour les grossesses dites « heureuses » et une salle pour les femmes qui comme moi, avaient ce sentiment de côtoyer la mort, de devoir affronter le néant et non la vie.

 

En 2008, j’ai suivi une formation générale de deux ans sur le deuil. Je n’ai pas la prétention de me sentir experte dans ce domaine.

Cette formation m’a juste permise de mieux comprendre la complexité du deuil et de ses nombreuses spécificités. Cela m’a permis également d’améliorer ma capacité d’écoute. J’ai dû également attendre un certain nombre d’années afin de « digérer » mon histoire de vie et apprendre à vivre avec pour mettre sur pied ces espaces de parole. J’espère que cette démarche pourra offrir « une petite parenthèse », pour toutes les personnes qui traversent des histoires similaires. »

Céline

« Je suis actuellement maman de deux garçons.

J’ai perdu mon fils Noah en 2009, il est décédé dans mon ventre (in utero) à 33 semaines.

 

Lors de cette annonce, le ciel m’est tombé sur la tête, j’avais l’impression que l’on m’arrachait une partie de moi.

En sortant de la maternité sans mon enfant, je me suis sentie perdue, vide…

 

J’avais besoin de parler à d’autres mamans qui avaient vécu la même chose que moi.

 

C’est pour cette raison, que je souhaite être présente pour d’autres mamans.

 

Je me souviens encore, de cette douleur et de ce sentiment d’injustice, lorsque je croisais une femme enceinte.

 

Après la perte de son enfant, on devient quelqu’un de différent…

 

Il faut faire face à l’absence de cet être tant désiré et attendu, de ce corps vide, de ces paroles déplacées, de la séparation avec cet enfant qu’on aimait et connaissait déjà… »

Loïse

« J’ai deux enfants (une fille biologique née en 2010 et un garçon adoptif depuis juin 2019).

Dès 2011, un dur et long parcours du combattant a débuté pour devenir maman une seconde fois.

J’ai vécu de multiples fausses couches qui ont été chacune douloureuses à vivre.

 

J’ai également effectué un parcours PMA.

Miraculeusement, en 2015, je parviens à mener une grossesse à terme.  Mais l’accouchement est un cauchemar et Corentin décède peu de temps après sa naissance.

Le monde s’écroule et le manque est insupportable.

J’ai reçu peu de soutien en sortant de la maternité et je ne me sentais à l’aise qu’avec des personnes ayant vécu des histoires similaires.

 

C’est pour cette raison que j’ai envie d’être présente pour d’autres mamans/papas.

 

Un décalage se creuse après de tels drames.

 

On doit affronter le regard et le jugement des autres, ainsi que les paroles maladroites et parfois désobligeantes d’autrui (et parfois de l’entourage proche), faire comme si tout allait bien, affronter les femmes enceintes et les poussettes, etc.

 

J’aurais voulu avoir la possibilité de trouver un endroit pour parler et échanger de mon parcours avec des personnes ayant vécu de telles épreuves. »

Christelle

« Je suis la maman d’un garçon depuis 2016.

 

En décembre 2008, nous avons appris que ma réserve ovarienne était très basse et que nous devions partir dans un parcours de PMA pour avoir peut-être une petite chance d’avoir un jour un enfant.

 

Cette annonce a été un véritable choc pour moi, car on ne nous rend pas vraiment attentive au fait que notre réserve ovarienne peut chuter très tôt et plus ou moins vite selon les femmes.​

 

Après plusieurs échecs de traitements et une GEU (Grossesse Extra Utérine), nous sommes partis dans une démarche d’adoption, démarche que nous avions à cœur depuis un certain temps.​

 

Ce parcours a été très enrichissant et source de belles rencontres mais également parsemé de tristesse.​

 

Après avoir dû clôturer nos démarches d’adoption, nous avons décidé de tenter à nouveau des traitements en PMA, un peu comme une dernière chance et aussi pour ne pas avoir de regrets.

 

Nous avons été confrontés à des jugements assez durs dans nos connaissances et nous nous sommes sentis parfois seuls. Les gens sont parfois maladroits et souvent gênés face à cette situation.

 

Les silences m’ont également beaucoup pesés.

 

Lors de ma GEU, je me suis trouvée dans des situations complètement irréelles. J’étais en salle d’attente avec une femme qui était sur le point de perdre son bébé et un papa qui annonçait la naissance de son enfant à sa famille.

 

Le jour de mon intervention, dans les corridors de la salle d’opération, on a placé un bébé dans sa couveuse juste à côté de mon lit.

 

Après l’arrivée de notre fils, je me suis souvent dit que j’aimerais pouvoir être là pour d’autres femmes et d’autres hommes, pour écouter, partager. »

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